C’est une fin d’année mouvementée qui s’annonce à la Plateforme Colis du Rheu. Le personnel – largement mécontent de la politique managériale de la Direction, des conditions de travail, des augmentations face aux salaires qui n’augmentent pas… – a lancé une pétition qui a été largement signée par le personnel. Cette pétition à reçue une centaine de signatures soit la moitié du personnel de la PFC.
Suite à cette pétition, et à la demande des Organisations Syndicales, la Direction a reçue les OS au cours de deux réunions plénières qui n’ont pas été à la hauteur des demandes du personnel.
Polyvalence excessive et manque de personnel:
Le personnel et les OS ont fait remonter l’accroissement de la polyvalence excessive qui devient de plus en plus habituelle sur la PFC. Il devient fréquent de mutualiser 2 ou 3 postes de travail en un seul, ce qui accroît les risques d’accident et de TMS liés à ces postes, en mettant une pression inutile sur le personnel.
A cela s’ajoute un manque de personnel sur certains postes, durcissant ainsi également les conditions de travail desdits postes, mais aussi la sécurité du personnel comme on peut le voir avec des vracs déchargement ou un(e) agent peut se retrouver seul(e) sous une masse de colis très lourds et sans aucune surveillance.
La Direction s’est simplement engagée à étudier un éventuel « manque de personnel » certains jours.
Création d’emploi:
La Direction palie au manque de personnel en CDI par deux subterfuges:
- Le recours intensifs aux heures sup.
- Le recours intensif aux contrats précaires: Intérim, GEL, sous-traitance Viapost…
Elle a malgré tout affirmé qu’elle va créer 16 CDI Poste, avec un basculement de certains CDI GEL en CDI Poste « si ils font l’affaire ». Reste à savoir ce qu’elle entend véritablement par ce terme, qui consiste probablement à rentrer dans le rang et se tenir éloigné des Organisations Syndicales.
Conditions de Travail:
La polyvalence excessive couplée à des pratiques managériales abusives (discriminations, zèle et mépris de certains encadrants), du matériel en mauvais état (des engins qui ne s’arrêtent pas ou au contraire s’arrêtent tout seuls), un environnement de travail qui devient de plus en plus anxiogène, un reconnaissance du travail inexistante; amènent les conditions de travail toujours plus vers le bas.
Les alertes du CHSCT sont difficilement prises en compte, quand ce dernier est consulté…
La Direction, allant au moins disant, considère « qu’on est bien à la PFC », en se contentant d’une simple comparaison de notre schéma industriel avec des schémas industriels plus drastiques comme on en trouve en agro-alimentaire C’est non seulement impertinent, mais largement insuffisant face au mécontentement du personnel.
Des salaires qui n’augmentent pas
Face à l’écart de plus en plus croissant du fossé entre les augmentations de nos dépenses, et nos salaires qui n’augmentent pas, nous avons demandé à la Direction ce qui était prévu pour régler cette situation.
Malheureusement, la Direction annonce qu’elle n’a pas la main sur les salaires, et qu’elle ne peut pas faire grand chose. Même si une prime de 500€ est prévue pour compenser la Réorganisation prévue en 2024, c’est très largement insuffisant, et les agents ne s’y retrouvent pas, à tel point que certain(es) se retrouvent à faire des concessions sur l’alimentation, sur le chauffage, sur les frais de déplacement…
Le personnel doit être augmenté, en particulier grâce au travail qualitatif qu’il réalise au quotidien, et qui génère un grand profit pour la Direction de La Poste.
La Direction doit prendre en compte nos revendications afin de répondre à ses obligations d’assurer notre santé et notre sécurité, mais aussi notre qualité de vie et bien évidemment le bon fonctionnement de son service!
Ce que revendique la CGT Fapt 35
• Le 13ème mois et des augmentations salariales pour tous(tes)
• L’arrêt de la sous-traitance
• Des embauches en CDI Poste
• Le grade de base II.1 pour tout(es) postier(es)
• Des conditions de travail décentes pour tous(tes)
• Le respect de la santé et la sécurité de tout(es) les travailleurs(euses)
Les choses ne changent pas, voire empirent…..
Je pensais à vous, je vois que c’était légitime.
Bon courage et bien à vous!
Philippe