2024, troisième réforme de l’assurance chômage en six ans. Celle-ci, nous l’assure Michaël Zemmour, professeur en économie à Lyon 2, constitue un acharnement sur les plus précaires.
D’après le gouvernement, cette réforme aurait pour but de réduire le déficit public mais également à inciter les chômeurs à la reprise d’un emploi.
Elle prévoit de réduire la durée d’indemnisation : minimum de 12 mois au lieu de 18 pour les moins de 53 ans. Les conditions pour l’obtention de ces indemnités changent également. Il faudra avoir travaillé un minimum de 6 mois sur 18 mois au lieu de 2 ans avant réforme.
L’argument du déficit public n’est pas valable, toujours selon Michael Zemmour. En effet, l’assurance chômage est gérée par l’Unedic, une association, par délégation de service public et financée par les cotisations que payent les travailleurs. Cette assurance-chômage se porte bien financièrement et n’a aucun rapport avec le déficit public puisque la gestion est gérée de manière indépendante et n’entre pas en compte dans le budget de l’Etat.
In fine, le but de cette réforme n’est clairement pas ce qu’expose le gouvernement. Avec celle-ci, il incite plutôt les travailleurs à ne pas quitter leur poste et à supporter des conditions de travail de plus en plus dures et aussi à forcer les chômeurs à accepter des mauvaises conditions de travail.
Source : https://www.politis.fr/articles/2024/03/assurance-chomage-cest-la-reforme-de-trop/
0 commentaires